H Actualités
la transat
la navigatrice le bateau
le calendrier
presse
contacts
accueil
remerciements

ACTUALITÉS

2/11/05

Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia (Brésil) 2005 :

Isabelle Joschke : Mission accomplie !

Mission accomplie et objectif initial atteint : Isabelle Joschke a rempli sa part du contrat en coupant la ligne d'arrivée de Bahia à la barre de son prototype aux couleurs de Degrémont Suez et de Synergie Travail Temporaire, en fin de semaine dernière.

En effet, avec une place de 54e, de la faute d'une avarie de générateur, au terme de la première étape (La Rochelle - Lanzarote aux Canaries) et une superbe cinquième place après 19 jours de course entre les Canaries et Bahia (Brésil), le classement général de Degrémont est quinzième (14e de la catégorie des prototypes) sur 72 bateaux au départ de La Rochelle. Soit exactement ce qu'annonçait Isabelle Joschke avant le départ et que nous rapportions dans notre premier communiqué de presse, le 16 septembre.

Evidemment, la très belle cinquième place d'Isabelle Joschke et de Degrémont à Bahia, après une grosse semaine en troisième position au contact des deux futurs vainqueurs (de l'étape et de la Transat 6,50 2005) fait d'autant regretter les mésaventures du premier round. Toutefois, il faut relativiser cette déception car la Transat 6,50 est une épreuve initiatique. C'est le premier grand pas dans une carrière de coureur au large. Il s'agit là d'une phase d'apprentissage et toute avarie est plus formatrice qu'ailleurs.

Dans cette aventure, on retiendra l'énorme détermination d'Isabelle Joschke pour amener Degrémont à bon port sans pilote automatique, au terme de neuf jours de navigation au bout du bout de la fatigue, dans un état souvent proche de l'épuisement, avec un moral en berne, on l'imagine aisément. Neuf jours de galère qui forgent encore un peu plus une volonté hors normes.

On retiendra aussi la fantastique capacité d'Isabelle Joschke à se re-motiver en tout juste une semaine, pour caracoler ensuite aux avant-postes de la seconde étape aux côtés des gros bras de la série. On retiendra la remise en état express de son proto par deux préparateurs de grand talent : Laurent Massot et Stéphane Venel du Team SailingOne.

On retiendra, enfin, qu'Isabelle Joschke fait partie des réelles révélations de la saison. Cette cinquième place à Bahia n'est que la suite logique de performances qui n'ont cessé de croître tout au long de sa préparation à la transat. Sans excès, on peut considérer que la jeune skipper (29 ans en janvier prochain) navigue avec efficacité dans le sillage de ses aînées : Isabelle Autissier, Karine Fauconnier et Ellen MacArthur.

Désormais, pour que son grand talent s'épanouisse à la mesure de ses ambitions sportives, il va falloir à Isabelle Joschke un environnement financier et technique qui lui permette de monter une à une les marches de l'expérience et, probablement, du succès.

Pas question toutefois de brûler les étapes. Par exemple, une participation à la Transat AG2R en double 2006 (Concarneau - Madère - Saint Barth) qui partira le 9 avril 2006, permettra à Isabelle Joschke de découvrir le Figaro Bénéteau Solo, l'outil de la fameuse Solitaire Afflelou Le Figaro.

On peut également imaginer un dernier tour d'Isabelle Joschke en 6,50 en s'alignant sur la première édition de la Nantes - Les Açores - Nantes qui démarrera le 30 juillet 2006. Cette course en solitaire qui devrait se jouer dans les airs légers de l'anticyclone des Açores sera en effet taillée sur mesure pour qu'Isabelle tire le meilleur de son prototype spécialement conçu pour ces conditions. Bref, la préparation de la saison 2006 a déjà commencé pour Isabelle Joschke !
SailingOne, communiqué de presse, 2 Nov. 2005

27/10/05

Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia (Brésil) 2005 :

Isabelle Joschke cinquième à Bahia

Arrivée d'Isabelle Joschke à la barre de Degrémont hier après-midi à Bahia (Photo Pierrick Garenne - GPO)

Vendredi 28 octobre - En coupant hier en fin d'après-midi (heure française) la ligne d'arrivée de la Transat 6,50 2005 à Bahia (Brésil), au terme d'un peu moins de 19 jours de régate intense sur l'Atlantique, Isabelle Joschke a porté les couleurs de ses partenaires Degrémont Suez et Synergie Travail Temporaire à la cinquième place de l'étape, sur 70 concurrents au départ de Lanzarote (Canaries), le 8 octobre. De l'avis général, Isabelle Joschke fait partie des véritables révélations de cette saison du circuit des 6,50 océaniques et les observateurs avertis lui promettent une belle carrière. Retour sur l'arrivée de Degrémont et impressions de la navigatrice, qui déclarait à son arrivée à terre : "j'ai pris beaucoup de bonheur sur l'eau, plus que je ne l'imaginais possible !"

Impression générale : "Si j'avais à résumer ma traversée en un seul mot, ce serait fluidité. Fluidité, car tout s'est bien passé. Je me suis sentie bien du début à la fin. En quittant les Canaries, j'ai vu que tout se déroulait harmonieusement, j'ai persévéré et j'ai senti que ça payait. J'étais même parfois étonnée d'être aussi bien placée, aussi proche du leader" (troisième pendant plus d'une semaine).

Casse : "Degrémont arrive en parfait état, les voiles All Purpose sont nickel et je pourrais reprendre le départ de la Transat demain matin s'il le fallait, sans rien changer. Laurent (Massot, qui se prépare à prendre le départ de la Transat Jacques Vabre en double dans une semaine sur UUDS avec Hervé Laurent) et Stéphane (Venel) qui sont intervenus à Lanzarote entre les deux étapes pour préparer Degrémont, ont fait un super travail. Tout a parfaitement fonctionné à bord, sans jamais le moindre problème".

Stratégie : "Chaque jour, à 11h00, les organisateurs nous communiquaient le classement, sans les positions géographiques des bateaux. Au début, nous étions presque tous à portée de radio VHF (environ 25 milles - 50 km). En étant attentive aux conversations des uns et des autres, cela me permettait de comprendre qui partait dans l'Est et qui allait à l'Ouest. Cela m'a conforté dans mes options, sans jamais me faire changer d'avis sur la stratégie que je m'étais fixée".

Météo : "Nous disposions tous du même bulletin météo, diffusé chaque jour à 11h00 par la direction de course. Cela nous donnait des tendances, mais j'ai surtout navigué en fonction de ce que j'avais travaillé à terre avant le départ avec Jean-Yves Bernot. Sur l'eau, j'ai réalisé un compromis entre ce que nous avions analysé, ce que j'avais appris, d'un côté et, de l'autre, la situation que j'observais par rapport aux prévisions. Je suis satisfaite, j'ai le sentiment d'être allée là où il fallait".

Stress : "A la sortie du Pot au noir, nous avons touché l'alizé de sud-est mais au lieu d'adonner (le vent passe doucement vers l'arrière du voilier pour le pousser vers le but), le vent s'est mis à refuser. Je me retrouvais au près serré ! (face au vent et à la houle). J'ai bien cru que je n'allais pas réussir à passer l'île Fernando (de Noronha) sur un seul bord. J'angoissais à l'idée d'être obligée de virer de bord pour me recaler sur la route. Cela aurait été dur au classement".

Concurrents : "Je ne comprends toujours pas pourquoi les bateaux qui me suivaient ne m'ont pas doublé durant la semaine dernière. Nous avions déjà rencontré ces conditions de navigation dans les courses préparatoires et, à chaque fois, je n'arrivais pas à tenir le rythme de leurs protos super puissants. Je suis vraiment étonnée. C'est peut-être parce que j'ai barré plus qu'eux. C'est vrai en fait, j'ai beaucoup barré, je me suis vraiment battue !".

Rythme : "Une journée normale de navigation, c'était : petit-déjeuner au lever du jour puis barre. A 11h00 il y avait la vacation radio. J'en profitais pour faire un point de navigation, éventuellement pour réfléchir aux choix stratégiques. Ensuite, j'étais rivée à la barre tout l'après-midi. En fin de journée, je me préparais pour la nuit. Je mangeais et m'équipais, puis c'était reparti pour une longue séance de barre. A cela, il faut ajouter les nombreux changements de voile. Qu'est-ce que j'ai pu manoeuvrer !"

Sommeil : "Je sais que je peux aligner des journées entières d'effort avec peu de sommeil et j'en ai profité. J'ai donc dormi quand je pouvais. Lorsque je me sentais arriver à bout, je réduisais un peu la voilure. Par exemple, je mettais un spi plus petit et je dormais quelques dizaines de minutes, puis je renvoyais le spi plus grand et je me remettais à barrer. Il y a une fois où ça allait vraiment vite dans la brise et j'étais déjà sous petit spi de brise, à fond dans des surfs impossibles. C'était vraiment super. Je ne pouvais donc plus mettre un spi plus petit. Alors je n'ai pas dormi. J'ai eu un gros coup de fatigue à la sortie du Pot au noir. Je me suis écroulée toute une nuit. Heureusement, le bateau était bien réglé, le vent n'a changé ni en direction ni en intensité et j'ai taillé de la route tout en rechargeant mes propres batteries. Au réveil, j'avais une super forme et j'ai réattaqué. C'est peut-être pour cela que je suis restée aussi longtemps troisième, alors que mon bateau est bien inférieur à ceux qui n'étaient jamais très loin derrière moi".

Nourriture : "Je n'ai manqué de rien et il me reste encore beaucoup à consommer. De ce côté-là non plus, il n'y a rien à dire. Evidemment je commençais à me lasser des aliments lyophilisés, mais je ne vais pas me plaindre. Il y a juste le saucisson, j'en ai mangé une grosse quantité, surtout sur la fin et j'en ai ma dose pour un moment !"

Souffrance : "Ce qui a été dur, ce sont les quelques jours entre le Pot au noir et l'île de Fernando, au près et au reaching (allure rapide face au vent ou au vent de travers sans spi) dans la brise. A chaque vague, le pont était recouvert et c'était la douche toutes les minutes pendant des heures et des heures. Tout était mouillé partout. Je n'avais vraiment plus rien de sec, même pas une paire de chaussette, alors que je disposais du kit complet de vêtements et bottes Musto - ce qui se fait de mieux en la matière ! L'eau de mer et la peau ne sont pas étudiées pour aller ensemble et la situation devenait compliquée. Heureusement, une fois Fernando passée, ça c'est amélioré".

Moral : "J'ai eu parfois des coups de mou. Généralement c'était la conséquence d'une grande fatigue. C'est pour cela qu'il faut vraiment gérer son sommeil avec précision. Quand le moral s'écroule on perd en lucidité et on peut faire des bêtises. Heureusement je n'ai pas eu à trop gérer ce problème. Je reconnais quand même qu'il a fallu que je me raisonne, que je prenne sur moi lorsque nous étions au reaching, que je savais que les autres allaient naviguer plusieurs n¦uds plus vite que moi, que j'allais inévitablement me faire doubler. Moralement ce n'est pas simple. Mais j'ai réussi à évacuer ce problème et j'ai navigué à fond pour ne rien avoir à me reprocher. Ainsi, le matin lors de la vacation radio, j'étais super contente quand j'apprenais que j'étais toujours troisième et qu'ils ne m'avaient pas doublé. Le moral allait bien !"

Pot au noir : "Pour moi, le Pot au noir s'est résumé à un énorme grain de trois heures environ. C'était dément, avec beaucoup de vent, une pluie battante. Un drôle de souvenir, mais pas un seul calme. Nous sommes passés de l'alizé de nord-est (régime météo d'hémisphère Nord) au grain puis à l'alizé de sud-est (régime météo d'hémisphère sud) et c'était fini. Derrière nous le Pot au noir a gonflé et les écarts se sont creusés. J'avais vu avec Jean-Yves Bernot et avec Hervé Laurent qu'il fallait vraiment passer à l'Ouest. Je suis donc allée à l'Ouest à fond, beaucoup plus qu'ils ne me l'avaient conseillé parce que je le sentais comme ça. Ensuite, j'ai plongé au Sud pour faire de la vitesse lorsque j'ai pénétré dans l'alizé de sud-est. Cela s'est avéré la bonne stratégie et j'étais super contente, car c'est vraiment une zone compliquée et stressante. C'est un véritable obstacle".

Sprint final : "La dernière nuit, j'ai tout mis en l'air, j'ai passé la garde-robe en revue : spi maxi, spi médium, gennaker. J'ai tout donné ! La nuit était sombre, avec peu de lune. Je savais que Phil (Sharp) était quelques milles derrière moi, à moins d'une heure. Or, durant les courses qualificatives il avait un spi énorme et il allait beaucoup plus vite que moi. Je m'attendais donc à le voir débouler et me doubler comme il l'avait fait souvent en pareil cas. Mais je n'ai rien vu. Sur la ligne d'arrivée, je n'osais pas demander mon classement et puis quelqu'un m'a demandé si j'avais vu Phil et j'ai compris qu'il était toujours derrière et que j'étais cinquième. C'était une grande joie ! En plus, ces dernières vingt-quatre heures ont été courues par vent léger ou médium, sans les embruns et c'était une récompense. C'était bien ".

Arrivée : "Cela faisait plusieurs jours que je me préparais à l'arrivée. Le stress de la régate était présent, voire plus présent encore parce que j'étais à la lutte pour sauvegarder une bonne place alors que les conditions de navigation étaient défavorables à Degrémont. La délivrance de la ligne d'arrivée me paraissait encore très loin. Je savais qu'en coupant la ligne d'arrivée je mettrais fin à plus de deux ans de préparation, que l'histoire allait se terminer et ça me foutait le blues. Et puis je me suis approchée de la ligne, j'ai vu la vedette avec le pavillon Degrémont de mon partenaire et tous ces gens qui me faisaient la fête, les fleurs, le champagne venu de France. C'était un peu fou, quelque chose de rare. Degrémont marchait bien, sur eau plate au près (face au vent), des conditions où nous allons très vite. C'était une belle fin de course. Tout était parfait, cela restera un beau souvenir, avec beaucoup d'émotion".

Avenir : "Pour l'instant je vais savourer la douceur de Bahia, faire un petit break d'une quinzaine de jours. Ensuite, je rentrerai à Paris, retrouver mes proches, mes partenaires, tous ceux qui m'ont aidé plus de deux ans durant. Ensuite il faudra embrayer sur un nouveau projet. J'aimerais bien courir la Transat AG2R en double sur les Figaro Bénéteau (10,10 m) qui partira de Concarneau le 9 avril prochain. Cela me paraît loin et tellement proche à la fois, car la première étape m'a bien démontré que la préparation est primordiale (panne d'énergie et étape ratée) et qu'il faut vraiment y consacrer le maximum de temps et d'efforts. En tout cas, je sais maintenant que je peux traverser l'Atlantique en course en solitaire, que j'y prends du plaisir, beaucoup de plaisir et que je peux faire quelque chose au classement. J'en suis capable et j'ai envie de vite recommencer !"
SailingOne, communiqué de presse, 28 Oct. 2005


27/10/05

Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia (Brésil) - Arrivée de la seconde étape : Isabelle Joschke cet après-midi à Bahia

Jeudi 27 octobre à 11h30 - A la barre de Degrémont, Isabelle Joschke s'est distinguée ces quatre derniers jours par sa redoutable ténacité en troisième position de la flotte des leaders, offrant une résistance de tous les instants à ses poursuivants. Ceux-ci devaient en effet se réjouir d'un vent soutenu, conditions idéales pour faire parler la puissance de leur machine et pour dévorer le proto d'Isabelle Joschke, plus à l'aise dans les vents légers du Pot au noir que dans la brise qui baigne actuellement les côtes brésiliennes. Mais Isabelle Joschke a été plus difficile à doubler qu'ils ne pouvaient l'espérer. Dans ces conditions, l'étrave de Degrémont est attendue cet après-midi (heure française) sur la ligne d'arrivée de Bahia, a priori pour signer une très belle cinquième ou sixième place sur 70 concurrents au départ de cette seconde étape de la Transat 6,50, partie le 8 octobre de Lanzarote (Canaries), soit au terme de 19 jours de régate en solitaire.

L'Espagnol Alex Pella (Open Sea - Team Work) a remporté la seconde étape de la Transat 6,50 2005 hier à 23h43 (heure française), seulement 38 minutes devant Corentin Douguet (E. Leclerc - Bouygues Telecom) qui gagne donc cette quinzième Transat 6,50 après avoir triomphé de la tête et des épaules à l'arrivée à Lanzarote, au terme d'un premier round express.

Le troisième à Bahia est Stanislas Maslard (Crédit Agricole Skipper Challenge), qui n'a dépassé Isabelle Joschke - longtemps pointée troisième depuis le pot au noir - que dans la nuit de lundi à mardi, au gré d'une option de navigation audacieuse. Dans sa position, Stanislas Maslard n'avait pas d'autre solution que de tenter le tout pour le tout pour essayer de doubler Isabelle Joschke. De son côté, Degrémont devait se maintenir sur la route directe, entre ses adversaires et la ligne d'arrivée, pour éviter de trop ouvrir la porte à ses poursuivants. Une brise soutenue a aidé Stanislas Maslard dans sa stratégie menée avec brio.

Au relevé de ce matin, à six heures (heure française), Isabelle Joschke pointait en cinquième position, à 57 milles (105 km) de l'arrivée et elle était précédée de 24 milles (44 km) par Adrien Hardy (Brossard). Quant au Britannique Phil Sharp (Le Gallais), il naviguait alors seulement à 6,8 milles (12,5 km) dans le sillage de Degrémont. Autant dire que cette fin de course n'est pas de tout repos et que les solitaires sont encore contraints de puiser au fond d'eux-mêmes après 19 jours de bataille navale pour grappiller les quelques minutes, les quelques centaines de mètres qui leur permettront de tenir une position ou de gagner une place sur la ligne d'arrivée.

A priori, selon Denis Hugues, le directeur de course, la fin du suspens en ce qui concerne Isabelle Joschke et Degrémont est prévu pour le début de cet après-midi (heure française) en raison des vents légers qui baignent actuellement les abords de Bahia.
SailingOne, communiqué de presse, 27 Oct. 2005


21/10/05

Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia (Brésil) - Seconde étape : Isabelle Joschke en route pour le sprint final

Toujours pointée en quatrième position ce matin au relevé de 6h00, à seulement 39 milles (72 Km) du leader Corentin Douguet, Isabelle Joschke mène désormais Degrémont à un rythme plus soutenu, signe que les alizés de l'hémisphère sud ne sont plus loin. La grande cavalcade dans la brise au vent de travers devrait débuter dans les heures qui viennent, en guise de sprint final vers Bahia au Brésil.

Ce matin on peut considérer que les leaders de cette seconde étape de la Transat 6,50, dont Isabelle Joschke sur Degrémont qui se trouve toujours dans le bon wagon des quatre meneurs de jeu, sortent définitivement de la zone délicate du Pot au noir pour entamer l'avant dernière partie du parcours, c'est-à-dire la longue glissade de quatre à cinq jours avec un vent de travers qui ira en forcissant plus les solitaires s'éloigneront de l'Equateur. Quant à la dernière partie du trajet vers Bahia, la période de douze à vingt-quatre heures qui précède le franchissement de la ligne d'arrivée, personne ne sait aujourd'hui de quoi elle sera faite.

Soit l'alizé est assez fort pour souffler jusqu'à Bahia et il portera les leaders sur l'autoroute alizéenne sans perturber le classement, sauf avaries. Soit cet alizé est perturbé par le système météo qui règne à terre et le classement pourra être remis en question dans l'ultime dénouement de cette étape de près de 3 000 milles (5 500 Km) qui a débuté samedi 8 octobre à Lanzarote aux Canaries. Cette seconde solution ne serait pas sans déplaire à Isabelle Joschke, car elle a démontré tout son potentiel et celui de son bateau dès que les conditions de navigation dans les petits airs redistribuent les cartes en tête de la course.

Désormais, dans les cinq ou six jours qui séparent Isabelle Joschke de la ligne d'arrivée, le vent soutenu va profiter aux trois concurrents qui précèdent Degrémont, mais également à ceux qui le poursuivent le couteau entre les dents. En effet, le prototype de 1999 dont dispose Isabelle est taillé pour être performant dans les vents légers et sur mer plate. Il est réputé moins à l'aise lorsque la brise fraîchit et que le terrain de jeu devient houleux. Par conséquent, on peut légitimement s'attendre à ce que Degrémont perde du terrain sur les trois prototypes qui le précèdent et qu'il se fasse doubler par quelques puissantes unités actuellement dans son sillage.

Néanmoins, grâce à une parfaite stratégie météo, Isabelle Joschke a pris une option tactique idéale et elle attaque cette glissade, théoriquement défavorable pour elle, dans les meilleures conditions. En effet, elle se situe au plus près de la route directe maintenant que c'est réellement la route idéale pour rejoindre Bahia. Elle est également entre la destination finale et ses poursuivants. Ceux-ci devront donc tirer toute la puissance de leur machine pour tenter de la doubler. Or, même avec un bateau moins rapide dans les conditions à venir, Isabelle Joschke est réputée pour sa ténacité. "Ne jamais rien lâcher", pourrait en effet être sa devise, tellement son extraordinaire volonté l'emporte sur les contraintes, sur la fatigue.

La mésaventure survenue au départ de la première étape, lorsque Isabelle a été privée de pilote automatique dès la première nuit et qu'elle a fait tout le parcours rivée parfois plus de vingt heures d'affilée à la barre, lui a permis d'aller plus loin au bout d'elle-même. Désormais, elle sait qu'elle peut solliciter son organisme pour compenser par la hargne ce que son prototype ne peut pas lui offrir. Ce tandem est donc engagé dans une bataille à fond d'au moins cinq jours. Chaque minute, chaque mètre sera négocié à la force du tempérament de cette jeune navigatrice, qui est une des grandes révélations de cette quinzième édition de la Transat 6,50.
SailingOne, communiqué de presse, 21 Oct. 2005


18/10/05

Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia (Brésil) - Seconde étape : Les belles options d'Isabelle Joschke sur Degrémont

Pointée en quatrième position depuis ce matin 6h00, Isabelle Joschke porte les couleurs de ses partenaires Degrémont Suez et Synergie Travail Temporaire aux avants postes de la seconde étape de la Transat 6,50, environ à mi-route de ce trajet de près de 3 000 milles (5 500 Km) et à l'entrée du redoutable Pot au noir qui devrait être traversé dans les prochaines quarante-huit heures.

"Isabelle fait du bon boulot depuis le départ de Lanzarote" (samedi 8 octobre), affirme le célèbre stratège météo Jean-Yves Bernot ce soir en regardant la position de son élève. "On a beaucoup travaillé cette partie très importante du parcours et je la trouvais réceptive. Je suis heureux de constater qu'elle a vraiment bien négocié les options météo depuis le départ de cette seconde étape, alors qu'elle ne dispose que de peu d'informations, comme, d'ailleurs, tous les concurrents de cette transat. Je considère qu'elle n'a pas fait d'erreur, se trouvant toujours où il fallait quand il le fallait. Avec les conditions météo rencontrées depuis dix jours, il fallait en effet sortir au plus vite des Canaries en faisant de l'Est vers l'Afrique. C'est ce qu'elle a fait sans hésiter. Ensuite, il fallait prendre de l'Ouest au-delà de la route directe en se positionnant le mieux possible pour aborder le Pot au noir et c'est ce qu'elle a fait encore une fois. Elle navigue propre".

"A mon avis", reprend le plus célèbre routeur français, "le petit groupe de quatre situé à l'ouest de la route directe, c'est-à-dire, dans l'ordre du classement : Yves Le Blévec (Point Mariage), Corentin Douguet (E. Leclerc - Bouygues Telecom), Alex Pella (Open Sea - Team Work) et Isabelle sur Degrémont, est celui qui est le mieux situé pour traverser vite le Pot au noir et pour en sortir dans de bonnes conditions, c'est-à-dire avec un vent favorable en force et en direction".

"Une fois qu'ils seront sortis du Pot au noir, ce sera l'autoroute au vent de travers et il n'y aura plus beaucoup de choix stratégique avant l'arrivée", reprend Jean-Yves Bernot. "Soit le vent est régulier jusque sur la ligne d'arrivée et c'est la puissance architecturale des bateaux et la résistance des solitaires qui fera le résultat, soit le vent du large s'essouffle à l'approche des côtes et il y aura encore un coup à jouer. J'ai confiance en Isabelle : avec ce qu'elle vient de faire sur cette moitié d'étape, elle a démontré que plus la situation d'arrivée sera compliquée, plus cela sera à son avantage. Aujourd'hui le principal est fait : Isabelle aborde le Pot au noir bien placée, dans le groupe des leaders. On ne pouvait pas rêver mieux !"

Il est à noter que les classements établis par les organisateurs de courses océaniques tiennent compte de la route directe. Or, en navigation à voile, la route directe est rarement la meilleure. De ce fait, la position de Degrémont, qui oscille depuis le départ entre la neuvième et la troisième place, ainsi que les écarts de distance entre les concurrents, ne sont donnés qu'à titre indicatif. Ils sont donc à prendre avec les réserves d'usage. Les seules évidences qu'il faut retenir à la moitié du parcours est, d'une part que Degrémont est positionné beaucoup mieux que ce que ce prototype de 1999 ne le laissait espérer à l'origine et, d'autre part, qu'Isabelle Joschke fait jeu égal avec les meilleurs et démontre un sacré potentiel alors qu'elle court là sa toute première transat. Enfin, l'objectif d'origine, qui consistait à ce que Degrémont termine aux alentours de la quinzième place à Bahia, demeure donc à portée d'étrave. D'ici là, il y a encore une bonne semaine de navigation avant l'accueil des solitaires au rythme de la samba.
SailingOne, communiqué de presse, 18 Oct. 2005


12/10/05

Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia (Brésil) - Deuxième étape : Le joli retour d'Isabelle Joschke sur Degrémont



A peine vingt-quatre heures après le départ de la seconde étape de la Transat 6,50 donné samedi dernier vers 17h30, Isabelle Joschke a pointé l'étrave de son prototype Degrémont dans le peloton de tête de la flotte des 70 solitaires engagés sur la route de Bahia (Brésil). Neuvième au pointage de lundi matin, puis cinquième ensuite et troisième encore ce matin, elle est positionnée cet après-midi au relevé de 16h00 en cinquième position, à seulement 26,5 milles (49 km) du premier.

Attendue à Lanzarote au terme de la première étape parmi les quinze à vingt premiers compte tenu de ses bons résultats tout au long des courses de qualification 2004-05, Isabelle Joschke a signé une anormale 54e place (35e au classement des prototypes) sur 72 concurrents. Ce résultat contraste avec la place de leader qu'elle occupait avec Degrémont au classement annuel des skippers de Mini Transat du Trophée SeaSailSurf (212 classés), la veille du départ de La Rochelle. Privée d'énergie dès la première nuit, Isabelle Joschke a en effet "couru" toute l'étape sans pilote automatique, naviguant jusqu'à l'épuisement neuf jours durant. La voir couper la ligne d'arrivée dans ces conditions fut une preuve supplémentaire de son étonnante volonté. Un mauvais résultat sportif, mais un bel exploit humain, digne de respect.

Après un check-up complet de Degrémont durant l'escale et une mise au point minutieuse de son matériel - dont le changement de son groupe électrogène, de ses batteries et de son navigateur GPS - grâce à l'intervention efficace de Stéphane Venel et de Laurent Massot du Team SailingOne dirigé par Yvan Griboval, Degrémont est redevenu un outil digne des rôles de premier plan. Toutefois, l'objectif officiel est toujours de terminer cette seconde étape dans les quinze premiers compte tenu du retard architectural de ce proto de 1999.

"Il faut qu'Isabelle soit drôlement forte dans sa tête pour rebondir aussi vite après l'échec de la première étape", commentait cet après-midi avec respect Hervé Laurent, qui prépare son monocoque de 60 pieds (18,28 m) UUDS en vue de la prochaine Transat Jacques Vabre, après avoir aidé Isabelle Joschke à se préparer durant tout le mois d'août dernier. "C'est prometteur pour la suite car elle navigue vraiment bien. Son option Est dès le départ était judicieuse, conformément aux conseils prodigués par Jean-Yves Bernot (un des meilleurs stratèges météo qui a participé à la préparation d'Isabelle) et cela lui a dopé le moral".

"Degrémont souffre d'un déficit de vitesse dans la brise par rapport aux leaders de la première étape et Isabelle aura du mal à se maintenir dans le rythme dans un alizé qui gagne en intensité et en régularité", analyse encore Hervé Laurent en fin connaisseur de cette partie de l'Atlantique où il a remporté la Transat AG2R en double. "Or, l'alizé ne semble pas trop actif et c'est plutôt bon pour elle. Ce désavantage dans la brise se traduit par un avantage dans le petit temps et les conditions de vents instables, comme le Pot au noir ou l'atterrissage à Bahia si l'alizé est faible, par exemple. Donc il faut lui faire confiance. Ce qu'elle perdra dans les jours qui viennent pourra être compensé au début de la semaine prochaine dans le Pot au noir".

"L'important est de naviguer dans le bon wagon, à l'endroit favorable du plan d'eau, avec les plus rapides. Ce qui est le cas actuellement. C'est motivant et cela permet de rester au contact. Dès lors, tout est possible", conclut Hervé Laurent, confiant dans les capacités d'Isabelle Joschke à signer une bonne prestation à la barre de Degrémont sur cette seconde partie du parcours.
SailingOne, communiqué de presse, 12 Oct. 2005


7/10/05

Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia (Brésil) - Deuxième étape : Isabelle Joschke est sereine, déterminée et curieuse !

A la veille de larguer les amarres pour le grand saut d'une vingtaine de jours en Atlantique entre Lanzarote (Canaries) et Bahia (Brésil) via les Iles du Cap-Vert (porte sans escale), Isabelle Joschke est dans un tout autre état d'esprit qu'au départ de la première étape de cette quinzième Transat 6,50, le 17 septembre dernier à La Rochelle. Epuisée par cette première étape sans pilote automatique - prés de neuf jours à la barre ! - affectée psychologiquement par une 54e position, elle qui visait logiquement une place dans les quinze premiers, la jeune solitaire a regonflé ses batteries et tout lui paraît désormais possible à la barre de Degrémont pour ce second round.

"La grande révélation de la première étape", explique Isabelle Joschke, "c'est que je dispose en moi de ressources insoupçonnées. Jamais je n'avais puisé aussi profondément pour tenir le coup pendant ces huit jours de galère, condamnée à barrer sans cesse parce que je n'avais plus d'énergie pour alimenter mon pilote automatique. Je croyais qu'après la première séance de vingt heures de barre d'affilée je n'allais jamais reprendre le dessus. Or, j'ai réussi à gérer mes forces et je sais que demain, si j'ai à tenir le coup 24h00 à la barre pour profiter d'une bonne situation météo pour mon bateau Degrémont, je serai capable de le faire. Ce n'est plus une hypothèse, c'est une certitude et cela me donne confiance pour cette seconde étape".

"Avec cette avarie d'énergie, j'ai appris qu'on ne peut pas laisser la moindre place au doute lorsqu'on s'engage sur le parcours d'une course au large en solitaire. Tout doit être vérifié à 100 %, testé et testé encore. Cette fois-ci, grâce aux deux super spécialistes du Team SailingOne : Stéphane Venel et Laurent Massot, tout Degrémont a été révisé de A à Z. J'ai de nouvelles batteries, un groupe électrogène neuf et tout le circuit électrique a été démonté, testé et remonté. Ils font d'ailleurs fonctionner instruments de navigation et panneaux solaires comme si nous étions en course depuis mardi dernier et les résultats sont conformes à nos attentes".

"Grâce à cette organisation digne d'un projet de grand bateau, mise en place par mes partenaires qui n'ont jamais cessé de me faire confiance - j'ai de la chance ! -, j'ai passé près d'une semaine à me vider la tête, à faire du sport et à me concentrer sur la seconde étape, qui sera très technique. Cela fait trois jours déjà que je suis dans cette deuxième partie de la transat et demain je prendrai vraiment plaisir à larguer les amarres, à retourner régater. Je suis sereine et en même temps curieuse de traverser le Pot au noir en solo, de débouler dans les alizés, d'arriver à Bahia. J'ai envie, sans stress, avec une confiance qui me manquait sûrement au départ de La Rochelle, tant vis-à-vis de moi que du bateau".

"Nous partirons dans des conditions compliquées : une dépression coupe l'alizé et il y aura des coups à jouer. Je préfère cela à une situation trop facile qui avantage les bateaux plus puissants que mon Degrémont. Nous travaillons cela avec Jean-Yves Bernot, qui me conseillera jusqu'à demain midi. Il nous faudra environ cinq jours pour rejoindre les Iles du Cap-Vert. Quarante-huit heures après nous pénétrerons dans le Pot au noir, avec ses grains soudains d'une rare violence et ses calmes blancs, pour environ cinq jours d'enfer. L'autoroute des alizés sera la récompense. Une récompense empoisonnée, car il faudra aller au bout de ses forces pour barrer le plus souvent possible et obtenir le maximum du bateau. Tout le monde sera à fond pendant près d'une semaine et ce sont ceux qui seront plus à fond que les autres qui gagneront du terrain. Pour l'arrivée, soit l'alizé est bien installé et il nous amène sur la ligne, soit il s'essouffle et ce sera quasiment un nouveau départ à moins de trois jours du but. Ce serait l'idéal pour moi, car j'ai 36h00 à récupérer pour jouer le meilleur au classement général des deux étapes cumulées"
SailingOne, communiqué de presse, 7 Oct. 2005




27/09/05

Transat 6,50 Charente-Maritime / Bahia (Brésil) : Isabelle Joschke KO par manque d'énergie

Isabelle Joschke a franchi la ligne d'arrivée de Puerto Calero à Lanzarote (Canaries - Espagne) lundi matin à la barre de son proto Mini Transat Degrémont, au terme des 1350 milles (2 500 km) de la première étape de la Transat 6,50, partie le 17 septembre de La Rochelle. Attendue parmi les quinze à vingt premiers compte tenu de ses bons résultats tout au long des courses de qualification, Isabelle Joschke pointait lundi à une anormale 54e position (35e au classement des prototypes) sur 72 concurrents. Un résultat qui contraste avec la place de leader qu'elle occupait avec Degrémont au classement annuel des skippers de Mini Transat du Trophée SeaSailSurf (212 classés), la veille du départ de La Rochelle. Explications après plus de vingt-quatre heures de sommeil réparateur.

"La première nuit de course a démarré très fort, avec une solide brise portante. Je naviguais sous spi médium et grand-voile à un ris (grand-voile réduite d'un quart de sa surface) et je suis partie à l'abattée (violente sortie de route où le voilier se couche en travers de la route, du vent et des vagues). Degrémont est resté couché pendant vingt minutes environ, le temps que je réussisse à récupérer le spi et à remettre tout en ordre. J'étais très fatiguée, mais tout allait bien à bord"

"Le dimanche en début de journée, après une quinzaine d'heures de course, j'ai voulu démarrer le groupe électrogène pour recharger mes batteries. Il n'a rien voulu savoir et j'ai passé presque toute la journée à le démonter et à le remonter, sans succès. Pendant ce temps, j'ai beaucoup sollicité le pilote automatique et les batteries se sont complètement déchargées. Ensuite, elles n'ont pas réussi à retrouver leur charge grâce aux panneaux solaires, qui permettent d'entretenir la charge mais pas de la reconstituer complètement. Dès lors, je ne pouvais plus utiliser le pilote automatique."

"Je pense que la position couchée, lors du départ à l'abattée de la première nuit a été fatale à mon groupe électrogène, qui a pourtant été révisé juste avant le départ et qui fonctionnait parfaitement. Ensuite, j'avais le choix entre faire escale à La Corogne et acheter un groupe et des batteries, ou continuer en barrant tout le temps. J'ai considéré que la seconde solution était la moins pénalisante en temps et j'ai donc doublé La Corogne sans m'arrêter."

"Psychologiquement, c'est dur de ne plus jouer pour gagner, de ressasser des heures et des eures que je suis en train de décevoir mes partenaires et tous ceux qui croient en moi et m'aident depuis l'origine ; dur d'être ainsi contrainte à ne pas tenir ses engagements !"

"Physiquement, je m'astreignais à ne dormir que trois heures par tranche de vingt-quatre heures, en arrêtant complètement Degrémont pendant mon sommeil, car nos prototypes ne savent pas aller droit sans barreur. Les manoeuvres étaient délicates, car je ne pouvais pas lâcher la barre sous peine de sortie de route et d'avarie. Je n'ai pas mangé chaud de toute la course, car je préférais barrer plutôt que de perdre du temps à faire la cuisine ou diminuer mon temps de sommeil pour un repas chaud. Résultat, j'étais exténuée à l'arrivée."

"Je vais faire réparer ou changer ce groupe électrogène récalcitrant. Rémi Aubrun, de la voilerie All Purpose va réparer les petits accrocs - rien de bien grave - aux voiles et un préparateur du Team SailingOne va m'aider à boucler ma préparation durant la dernière semaine avant le départ, fixé au samedi 8 octobre. Mon objectif est de démontrer que je suis capable de terminer cette Transat 6,50 dans des conditions dignes de la confiance qui m'est portée, en réalisant un bon résultat sur les 2 900 milles (5 370 km) qui séparent Lanzarote de Bahia."
SailingOne, communiqué de presse, 27 Sep. 2005


25/06/05

7ème à la Mini Fastnet : belle course pour Yann et Isabelle

C'est un équipage mixte, cette fois, qui a pris le départ de la Mini Fastnet le 19 juin à Douarnenez : Isabelle naviguait avec Yann Riou dont le proto "Caméléon" avait démâté à la Select 6,50. La course a commencé très fort : pointant premier sur les 84 minis de la course à la pointe sud-ouest de l'Angleterre, Parole est passé 7ème au Fastnet et s'est recalé en 4ème et deuxième place avant casser un écarteur de tangon et le petit bout-dehors à l'approche de Ouessant. L'équipage termine néanmoins 7ème de la flotte, très bon résultat pour un bateau moins récent que beaucoup de ses concurrents!


08/05/05

Isabelle termine 4ème à la Select 6,50

Après deux mois d'entraînements au Pôle mini de Douarnenez, Isabelle a couru la première course de la saison mini sur le bassin atlantique, la Pornichet Select 6,50, constituée d'un parcours de 300 milles en solitaire entre l'île de Groix, l'île d'Yeu et Bourgenay. Le départ a été donné le dimanche 1er mai à 16 heures. Le plateau était constitué d'une magnifique flotte de prototypes de toute dernière génération, et la concurrence était par conséquent sérieuse pour Parole. La course a commencé dans du petit temps, mais l'ensemble de la flotte a été surpris par un orage sec -assez rare- amenant avec lui des vents de plus de 35 noeuds, et ce de manière très soudaine. Le vent s'étant levé en moins d'une minute, presque toute la flotte, qui était alors sous grand spi, s'est retrouvée couchée, souvent avec la tête de mat dans l'eau. Il y a donc eu de la casse à bord d'un certain nombre de minis, mais Isabelle, pour sa part, a fait preuve d'anticipation et a pu affaler lorsqu'il en était encore temps. Après cet incident elle a effectué une très belle remontée de Bourgenay à l'île de Groix, bien que son bateau ne soit à priori pas aussi performant que ses concurrents plus récents au vent de travers soutenu : sur 60 bateaux elle termine 4ème!


01/04/05

Parole en plein dans les entraînements d'hiver



Après une saison bien remplie et prometteuse, Parole a passé une partie de l'hiver au sec : nouvelle peinture de pont et vérification complète de l'accastillage ont été les travaux majeurs effectués en janvier et février. A présent le bateau est à l'eau depuis fin février, et Isabelle s'entraîne depuis lors avec une dizaine d'autres mini au Pôle 6,50 de Douarnenez. La course d'entraînement du Pôle, prévue pour le week-end de Pâques, a été raccourcie par manque de vent, et des sept minis engagés samedi 26 mars dans le parcours côtier, Parole est le premier à avoir bouclé le parcours. Celui-ci  s'est terminé dans une mémorable "pétole" qui a duré toute la deuxième partie de la nuit du 26 au 27 mars.
Les entraînements se poursuivront au mois d'avril, qui se terminera avec la préparation de la Sélect 6,50, première course de la saison du bassin atlantique.


05/10/04

Challenge mini : la saison de courses est bouclée

Dernière course de la saison, le challenge mini a eu lieu à Quiberon le premier week-end d'octobre. Mais, une fois n'est pas coutume, il s'agissait cette fois-ci de régates journalières en équipage.
Une fois de plus, Parole était mené par un équipage purement féminin : Isabelle et Cécile étaient accompagnée d'Ariane, équipière de Cécile durant la saison 2002.
Pendant 3 jours de navigation dans une météo tout à fait clémente, les 21 bateaux concurrents ont couru 6 manches : 4 parcours côtiers et 2 parcours bananes. Durant ces épreuves, l'équipage féminin a fait preuve de régularité et termine 6ème au classement général!


25/09/04

Isabelle gagne la route de la Sardine

PHOTO_4


Seule skipper à boucler le parcours, Isabelle a franchi vainqueur la ligne d'arrivée de la première édition de la Route de la Sardine mercredi 22 septembre juste avant le coucher du soleil.
Sept minis avaient quitté Douarnenez le 19 septembre pour une traversée de la Manche suivie d'une descente vers la Rochelle puis un retour sur Quiberon. Les conditions difficiles rencontrées en Manche ont contraint 4 coureurs à abandonner la course. Sur les trois restants, deux ont ont abandonné en milieu puis en fin de course.

lire le recit de la course


30/08/04

Une très belle cinquième place pour l'équipage féminin du Triangle du Soleil

« Chaud » pour certains minis de la flotte, le départ du Triangle du Soleil, donné samedi 21 août dans un mistral soutenu, a donné la cadence à cette course qui allait se montrer plutôt physique.
Le vent n'a laissé aucun répit aux équipiers sans cesse obligés de changer de voilure : mistral, "pétole" et violents orages étaient au rendez-vous !
Tout au long de ce parcours de 550 milles, qui ralliait, en boucle, la Grande Motte, Port la Nouvelle et Saint-Raphaël, l'équipage de Parole, dont le nom de course était "Informatique et Statistiques", s'est maintenu dans le peloton de tête, tâchant de ne se laisser surprendre par aucun changement de vent.
Il a donc franchi la ligne d'arrivée mercredi 25 au matin en cinquième position. L'équipage est au point pour la saison prochaine!

PHOTO_5

11/08/04

La Mini Med se termine en beauté pour l'équipage féminin de Informatique et Statistiques

PHOTO_6


La course comportait trois étapes : Port-Camargue - Mahon, Mahon - Ajaccio, Ajaccio - Port-Camargue. Près de 700 milles, qui ont été parcourus dans des conditions clémentes pour l'ensemble. La difficulté résidait dans les changements peu prévisibles du vent.
Parole, baptisé pour l'occasion "Informatique et Statistiques", a terminé 11ème à la première étape et 13ème à la deuxième, subissant une légère avarie sur le bout-dehors. La course s'est ensuite terminée par une très belle étape finale : "Informatique et Statistiques", placé en 4ème position dès la sortie de la baie d'Ajaccio, a gardé cette position tout au long de la manche, avant de terminer 6ème à Port-Camargue. Belle performance!


26/07/04

Un nouveau mât sur Parole

Suite au dématage de Parole lors de l'Open demi-clé, Isabelle, décidée à prendre le départ de la prochaine course au programme, a fait venir d'urgence un tube présentant le même profil, d'Angleterre. Le challenge était de l'équiper à l'identique de l'ancien sans posséder de plan présentant les cotes de ce dernier. Les journées ont été longues, mais le pari, lui, a été tenu : Isabelle prendra le départ de la Mini Med le 31 juillet, avec une sérieuse revanche à prendre. A bord, Cécile Poujol, qui avait couru la mini Fastnet avec Isabelle au mois de juin. Elles seront sponsorisées pour l'occasion par "Informatique et Statistiques" qui avait suivi Cécile lors de la Mini Transat 2003.